Questions fréquentes

 

Page complétée chaque semaine, avec uniquement d'authentiques questions posées par les patients, en consultation ou auprès de mes assistantes.

Toutes les réponses si dessous !

 

CHIRURGIE : GENERALITES

 
SUITES DE LA CHIRURGIE

GESTION DE LA DOULEUR, PRISE DES ANTALGIQUES 

  • Vous m'avez prescrit des médicaments antidouleurs à horaire fixe, tous les jours pendant 1 mois. Doit-on prendre ces antalgiques systématiquement, même si l'on n'a plus mal ? 

    • la réponse est : oui, et non.

    • Oui, car, au début, il vaut mieux les prendre systématiquement. En effet, contrairement à ce que l'on pourrait logiquement imaginer, le corps ne "s'habitue" pas à la douleur. Essayer de "résister" sans prendre d'antalgiques ne va pas aider à faire diminuer plus rapidement l'intensité des douleurs. Au contraire, rester plusieurs heures (voire jours) à un niveau de douleurs élevé risque "d'ancrer" ces douleurs, les rendant ensuite plus difficiles à combattre. Il faut donc, au moins pendant les 4 - 5 premiers jours, prendre systématiquement tous les médicaments prescrits. Y compris le paracetamol (Doliprane, Dafalgan...) qui, certes, n'est pas très fort en soit, mais qui aide les autres molécules à agir (ou qui leur permet d'agir avec une même efficacité en en donnant des doses moins fortes ; cela est utile avec des traitements type dérivés morphiniques, parfois mal tolérés à haute dose).

    • En revanche, au delà de la première semaine, les douleurs post-opératoires vont fortement diminuer et, normalement, la pathologie qui avait requis une opération (fracture, arthrose...) doit avoir été guérie par l'opération, en guérissant les douleurs par la même occasion... Il est donc possible, alors, de diminuer progressivement ces traitements antalgiques. C'est même une nécessité, car il est prouvé que le fait de consommer des médicaments dérivés de la morphine (tramadol, codéine, càd Topalgic, Contramal, Codoliprane, etc.) plus que 2 - 3 semaines risque d'induire une dépendance (avec des problématiques parfois assimilées à de la toxicomanie). Ainsi, on a la chance de disposer de traitement très efficaces, utiles pour la gestion de la douleur à domicile, notamment dans le cadre de chirurgie ambulatoire, mais il ne faut surtout pas en abuser, ni en quantité, ni en termes de durée ! 

SURVEILLANCE DES ANTICOAGULANTS (Héparine de bas poids moléculaire, par ex. Lovenox)

  • Mes plaquettes sont en augmentation. Est-ce normal ? 

    • Le taux de plaquettes doit, normalement, être compris entre 150.000 et 450.000​. Il est relativement fréquent que les plaquettes augmentent un peu en post-opératoire. En effet, toute chirurgie provoque une inflammation locale (réaction de l'organisme visant à accélérer la cicatrisation). Or cette inflammation provoque habituellement une augmentation des plaquettes. Il ne faut, donc, pas s'inquiéter sir les plaquettes dépasse le taux de 450.000, pouvant aller jusqu'à 500.000 voire 600.000. En revanche, si le taux dépasse les 800 - 900.000, mieux vaut me prévenir au plus tôt (ou votre Médecin traitant). En effet, il faut alors : rechercher la cause de cette inflammation importante ; prévenir une "hyper-coagulabilité" sanguine.

  • Je constate une baisse de plaquettes. Que dois-je faire ? 

    • Il est fréquent que les plaquettes baissent un petit peu lorsque l'on prend un traitement anticoagulant en piqûres, de type HBPM. En revanche cette baisse doit être modeste, et de durée limitée. Si les plaquettes passent en-dessous de 100.000, ou que la baisse est de plus de 30% par rapport au taux précédent, il faut suspecter une "thrombopénie induite par l'Héparine", et prévenir immédiatement un médecin (il y a un risque de saignements).

CHIRURGIE DE LA HANCHE

 
PROTHESE DE HANCHE

SUITES D'UNE PROTHESE DE HANCHE

  • Quand peut-on conduire après une prothèse de hanche ?

    • Si c'est le côté gauche, et que vous avez une voiture automatique : dès que vous tolérez la position assise prolongée (une semaine environ). Remarque : en cas de chirurgie par voie postérieure, bien apprendre et respecter les consignes des kinésithérapeutes, quant à la manière de s'installer sans risque de déboîter la prothèse. 

    • Dans les autres cas, compter en moyenne 3 semaines après l'intervention (parfois dès 2 semaines, si tout va bien). Je conseille de faire un essai sur quelques mètres, dans une rue peu fréquentée, au début... Bien vérifier que vous avez pleinement récupéré toutes vos facultés physiques vous permettant de conduire, avant de vous lancer dans la circulation.

  • Le Radiologue, en analysant la radiographie du bassin de contrôle, signale une inégalité de longueur des membres. Y a t-il eu une faute du Chirurgien ? 

    • Les inégalités de longueur de membres sont, effectivement, un problème pouvant survenir suite à une opération de prothèse de hanche. Le réglage est assez fin, aidé par une planification pré-opératoire  ainsi que plusieurs contrôles per-opératoires, mais une inégalité peut toujours survenir. Les conséquences sont variables, selon l'importance du décallage (on a tous une petite inégalité préexistante, pouvant aller jusqu'à 1 cm, sans que cela soit gênant). Parfois, cela peut nécessiter le port d'une talonnette de compensation, afin d'éviter des douleur des lombaires, du fait d'un bassin rendu oblique en permanence.

    • Cependant, dans le cas présent, la mesure effectuée par le radiologue ne correspond à rien de pertinent, ce n'est pas la bonne méthode pour rechercher une éventuelle inégalité. Celle-ci doit se mesurer de manière rigoureuse​​. Il faut tout d'abord demander au patient s'il ressent une inégalité. Ensuite, une relativement bonne évaluation peut être effectuée cliniquement, en comparant les longueurs crête iliaque - talon, des 2 jambes. Enfin, radiologiquement, on peut tout d'abord étudier, effectivement, la radiographie du bassin de face. Il faut impérativement que celle-ci soit faite debout et, en première intention, sans aucune talonnette. On va alors mesurer la hauteur relative des 2 crêtes iliaques. Si une est plus haute que l'autre, alors l'importance du décalage indique le niveau d'inégalité (sauf en cas de bassin oblique fixé "de cause haute", càd que le bassin est de toutes façons "de travers", du fait d'un problème sus-jacent, par exemple rachis lombaire enraidi, scoliose...). La mesure de référence est faite par une radiographies des 2 membres inférieurs en entiers, avec mesure comparative des différents segments.

 

CHIRURGIE DE LA CHEVILLE

 
FRACTURES DES MALLEOLES

MODALITÉS DE LA CHIRURGIE

  • Pourquoi faut-il les opérer ? 

    • Tout d'abord, ​un principe général est qu'il ne faut opérer que les fractures "déplacées". Le déplacement implique que non seulement un os s'est cassé en deux mais, également, que les 2 (voire +) fragments se sont écartés l'un de l'autre. Ceci implique, en l'absence de "réduction" (généralement par une opération chirurgicale), que ce déplacement va perdurer, la nature pouvant (au maximum) refabriquer de l'os entre les 2 morceaux. Mais, du coup, la forme globale de cette os va être modifiée. et le problème réside dans le fait qu'aux extrémités de la plupart des os, il y a une articulation (càd une jointure avec un autre os). Ainsi, si la forme de l'os est modifiée, le fonctionnement de l'articulation est perturbé. A l'extrême, les os peuvent "s'entrechoquer", ce qui n'est pas normal. Ceci conduit alors à une usure accélérée du cartilage (le revêtement des os au sein d'une articulation), aussi appelée arthrose.

    • Ainsi, dans le cadre de fractures des malléoles, l'articulation de la cheville est à proximité immédiate, et tout défaut de réduction peut conduire à une arthrose accélérée.

    • NB : du fait de la violence du traumatisme initial (suffisamment violent pour casser des os !), il y a toujours un certain degré d'impaction du cartilage qui survient  au même moment. Ainsi, il est toujours possible de développer une arthrose précoce (càd + jeune que dans la population générale) après un tel traumatisme. Le but de la chirurgie est, en tout cas, de tenter de minimiser ce risque d'évolution vers l'arthrose...

  • Quand faut-il opérer ? 

    • On l'a vu, quand la fracture est déplacée.​

    • Egalement, quand la fracture est dite "compliquée", et qu'il faut un traitement urgent : effraction de la peau (on appelle alors cette situation "fracture ouverte"), lésion d'une artère ou d'un nerf, etc...

  • Je n'ai pas de réelles douleurs, grâce à mon attelle. Est-il quand même nécessaire d'opérer ? 

    • La douleur n'est pas corrélée à l'importance du déplacement, et n'indique donc pas si il faut opérer

SUITES D'UNE FIXATION DE FRACTURE DES MALLÉOLES

  • Vous laissez la botte en résine pendant 1 mois 1/2 sans l'ouvrir ? N'y a t-il pas un risque d'infection, à garder les fils aussi longtemps, sans refaire le pansement ? 

    • Non, cela n'augmente pas le risque d'infection.​

    • Le premier pansement est appliqué dans des conditions stériles, au bloc. Il n'est ensuite pas obligatoire de le refaire régulièrement. Cela est protégé en profondeur. Dans le cas où une infection devait survenir, ce ne serait pas à cause de l'immobilisation, ni masqué par celle-ci car vous en ressentiriez les signes (écoulement...) même au travers.

  • Quand, et comment, s'effectue la remise en charge après l'opération ? 

    • Après l'opérati​on, votre cheville est immobilisée dans une botte en résine. Généralement, l'appui n'est pas autorisé à ce stade (afin de ne pas entraîner de déplacement de la fracture). un contrôle radio est généralement prescrit vers 1 mois 1/2 après l'intervention, pour contrôler la bonne consolidation. Si cette radio est satisfaisante, le chirurgien peut alors procéder à l'ablation du plâtre. L'appui est alors repris progressivement, généralement étalé sur une à deux semaines (selon l'importance de la fracture initiale, le nombres de malléoles touchées, etc.).

    • Un appui"serein" est généralement repris entre 2 et 3 mois de l'opération.

  • Après le retrait du plâtre (à un mois 1/2 de l'opération), doit-on relayer par une attelle de protection ? ​​

    • Non, pas dans les fractures des malléoles (sauf exception)​

    • en cas de fracture plus étendue sur le tibia, il est prudent de protéger la remise en charge initiale par une botte amovible (en résine ou botte de marche à scratchs).

  • A quel délai remarche t'on normalement ?​

    • il faut compter 3 à 4 mois, généralement, pour remarcher normalement après une fracture bimalléolaire (un peu moins après fracture d'une malléole isolée)​

 

  • Quand peut-on ​envisager de voyager ? 

    • Tout dépend, bien entendu, des conditions du voyage, et de son caractère impérieux (évènement important ne pouvant être décallé ?).​

    • Globalement, pendant une quinzaine de jours environs, il faut au maximum éviter de mettre le pied en bas (risque de compression dans le plâtre, du fait de l'oedème qui desend, ajouté à l'oedème post-opératoire initial). Cette consigne reste valable pendant toute la durée du plâtre (1 mois 1/2), même si le risque est plus faible passé 2-3 semaines à partir de l'opération. Ainsi, la plupart des transports sont déconseillés les premiers temps après une opération d'une fracture de la cheville , sauf à trouver des moyens d'adaptation :

      • En voiture, voyager à l'arrière, avec le pied surélevé sur le siège avant.

      • En train : privilégier les compartiments de 1ère, avec grands espaces pour pouvoir étendre la jambe (et la surélever).

      • En avion : il est théoriquement contre-indiqué de voyager avec un plâtre circulaire, car les variations de pression risquent d'entrainer une compression. Le commandant est donc en droit de vous refuser l'accès à bord (même si les cabines sont aujourd'hui pressurisées, les règles n'ont pas changé). Néanmoins, l'usage veut que l'on vous fende le plâtre en 2 moitiés en prévision (fixé par une bande), et que l'on vous fournisse un certificat vous autorisant à voyager en avion. Penez donc à nous signaler tout voyage en avion prévu, et ne pouvant pas être annulé ! 

 

  • Cette vis en travers n'empêche t'elle pas la cheville de bouger ? ​

    • Tout le matériel est enfui dans l'os, il ne dépasse que de quelques millimètres, à l'endroit où la tête de la vis est appliquée sur le bord de l'os. il n'y a donc aucune raison (sauf cas exceptionnels) que le matériel entrave de manière directe la mobilité de la cheville.

  • Que va t'on faire du matériel ? ​​

    • On ne le retire que si il gêne. Parfois, les patients ressentent une gêne entre la plaque (qui est sous la peau) et la chaussure. C'est alors l'indication de le retirer. Une autre indication est l'âge : chez les patients "jeunes", on ne tient pas forcément à laisser du matériel pendant 50 ans, on va donc, là aussi, proposer de le retirer.

  • Quand peut-on retirer les matériel ? ​

    • Le délai dépend du type de fracture initial, de la qualité de la consolidation, de la qualité de l'os sous-jacent... Pour une fracture des malléoles, il est prudent d'attendre 9 - 12 mois pour retirer le matériel.​​​

  • Retire-t-on tout le matériel ? ​

    • Habituellement, oui, histoire "d'être tranquille". Parfois, quand le matériel est ancien, certaines vis peuvent être cassées. Si le site n'est pas gênant, on peut décider d'en laisser une partie, plutôt que d'abîmer l'os à creuser tout autours de la vis pour essayer de la retirer à tout prix...​ A l'inverse, si c'est à proximité immédiate d'une articulation (hanche, genou...), mieux vaut tout retirer, afin de ne pas être gêné si, un jour, il faut réopérer pour y mettre une prothèse articulaire par ex.

  • Comment se déroule une ablation de matériel ? 

    • Généralement effectuée en ambulatoire.​

    • il s'agit d'une intervention généralement courte, plus aisée que l'intervention initiale (même s'il n'y a pas de "petite opération", qui soit totalement anodine...)

    • Au bloc opératoire, sous anesthésie (loco-régionale ou générale), on reprend généralement les mêmes cicatrices qu'initialement. On accède à l'os puis on retire le matériel. On fait une radio pour contrôles l'absence de matériel résiduel, et confirmer la bonne réduction et consolidation de la fracture.

    • Dans les suites, il n'y a généralement pas d'immobilisation (ni plâtre ni attelle), et l'appui est repris immédiatement (si l'on a pu retirer le matériel, c'est que l'os est consolidé). Il convient, toutefois, de rester prudent (pas de chute, donc pas de sport) le premier mois : l'os, jusqu'alors habitué à ce tuteur, doit un petit peu se "redensifier" ; il est un peu fragile au début).

 

 

 

 

 

 

 

 

Principales interventions

Hanche

- Prothèse de hanche

- Traumatologie

Genou 

- Prothèse de genou

- Ostéotomie tibiale

Chirurgie du Pied et de la Cheville

Questions Anesthésie

Rendez-vous

www.Doctolib.fr

Contact Chirurgien :

docteur.haen@gmail.com

Secrétariat : 

- Jouvenet : 

briatte.pascaline51@gmail.com

- Val d'Or : 

livien.emilie@gmail.com

©Conception Iks2019